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    09 Juli

    Le bal....


    Je venais d'entrer dans la salle immense, les lumières scintillantes
    illuminaient le grand hall du théâtre, des milliers de bougies
    brûlaient, imitant ces soirées d'antan où le grand monde se
    réunissait en vue de festoyer.

    J'étais un invité ici, ayant reçu l'invitation d'une jeune inconnue
    pour venir me joindre à ces festivités en l'honneur d'un autre
    temps. un bal costumé, masqué et déluré à n'en pas douter selon les
    écrits journalistiques qui étaient parus lors de la dernière édition.
    Tout avait commencé 2 jours auparavant, je rentrais du travail,
    coupant à travers le parc, comme à mon habitude, je flânais,
    cherchant des yeux quelques belles égarées prêtes à céder à mes
    ardeurs et mes envies... je dois avouer que je suis un homme de chair,
    de culture et de bon goût... et la médiocrité, la vulgarité ne me
    tente pas...trouver une élégante, du vingt et unième siècle comme des
    temps jadis ne m'est pas chose impossible mais je me montre délicat.
    Un jeune garçon vint me coller un billet entre les doigts... quelques
    mots jetés d'une écriture farouche, penchée. Étrangement, cela me
    rappela quelque chose, et l'appel, bien qu'anonyme, ne me laissa pas
    de marbre.
    On me demandait de me rendre dans cette petite librairie où j'aime
    commander mes livres de chevet occasionnels.
    Je m'y rendis, intrigué, les sens en éveil, fauve aux aguets, je
    tournais entre les rayons en attendant un signe, guettant une
    silhouette, une femme.

    Je retrouvais le jeune garçon, petit valet rapide et efficace, avec
    un second billet... un descriptif, le portrait d'une femme, le texte
    bien tourné, au sens de l'humour et démontrant une finesse d'esprit
    et de jolis jeux de mots me mirent en alerte. Le garçonnet me guida
    jusqu'à un bureau dans un coin de l'échoppe, je m'installais face à
    un bloc de papier et répondis, curieux d'en apprendre plus mais
    citant un doute en moi... ce style me troublait car me semblait connu.
    Il me rappelais une femme, rencontrée quelques mois auparavant, ici
    même, sa description était bien proche de celle reçue en ce jour et
    lorsque je répondis, je fis part de ce soupçon, me piquant au jeu de
    cette séduction inusitée, de ce rappel sympathique si c'en était un.
    Cette femme m'avait dit venir ici pour effectuer des recherches,
    discuter dans ce café lecture avec des inconnus parfois, où ses
    échanges épistolaires prenaient naissance ou pas.
    Nous échangeâmes ainsi quelques messages, jetés sur le papier, je
    les donnais à mon petit page bienveillant, répondant au prénom de
    Ralph, qui me rapportait une réponse pleine de mystère, mais aussi
    de similitudes fort troublantes.
    Le dernier message du jour me donnait une réponse mignonne à la
    question sur ce prénom qui se cachait derrière une signature
    pseudonyme... mais me laissait sur ma faim de connaître la vérité sur
    cette personne aux écrits si particulièrement uniques. à cette
    culture pressentie et une philosophie de vie très personnelle...
    cette femme écrivait comme une poétesse mystérieuse et sensuelle et je doutais sans douter qu'elle fut la même que je connaissais.
    Le dernier passage évoquait le si peu d'importance du prénom en ce
    jour, que le simple fait de trouver une femme en bout de papier
    vélin était bien plus important qu'une identité... dont on ne devrait
    même pas douter.
    Était jointe à cette missive un carton d'invitation relié, de papier
    lourd et riche... une petite aquarelle en ornait la première page.
    représentant un petit vallonnement semblable aux collines d'Irlande.... un rappel de nouveau à un ancien dialogue, concernant mon propre prénom... cela me mit un peu plus la puce à l'oreille.
    Je me trouvais invité donc, demain soir à ce fameux bal masqué si célèbre
    dans notre ville... me restait à trouver un costume et un masque. Une
    indication m'était donnée à l'endos . "retrouvez-moi à l'entrée du jardin
    des roses, à minuit ...je serai seule... et vous saurez si de doutes
    vous avez raison d'avoir ou non en ce qui me concerne... laissez moi ôter mes voiles l'heure venue, le mystère sied parfois à une femme qui est transparente si souvent"

    Le lendemain, j'étais curieux, excité par la perspective de
    découvrir la femme intrigante qui était soit mon amie, amante
    occasionnelle, soit une inconnue lui ressemblant étrangement au vue de son style de mots, de son écriture fine et dynamique, de cette subtilité parfois, de ses sous entendu qui forcent toujours ma réflexion mine de rien et de sa description physique, même son signe du zodiaque était le même... petit bélier fougueux... mais si doux aussi.

    J'avais déniché un costume, portant fièrement une veste de velours
    noir sur un pantalon gris anthracite. Ma chemise à jabots me donnait
    une allure digne d'intérêt, et les femmes dans la salle de bal me
    jetaient des oeillades invitantes, mes yeux, derrière mon masque de
    lion ne cessaient de se délecter ou de se détourner du spectacle de
    la faune ambiante. Je les observais, essayant de deviner celle qui
    m'avait lancé un défi des plus affriolant... je savais d'elle qu'elle
    était ronde, petite, qu'elle n'avait pas de vulgarité, et que ses
    yeux, si je les distinguais sous le masque me laisseraient percer
    loin dans son âme friponne... et y découvrirai une lueur espiègle et
    curieuse bien connue... comme celle de celle que j'avais
    rencontré dans la librairie quelques mois auparavant sous le surnom
    de Calypso, qui était en fait... Cathy.
    Je buttais contre une poitrine voluptueuse, des seins
    explosifs sous un bustier rouge sang. la femme me souriait sans
    vergogne. alors beau gosse, tu m'cherchais.
    Un homme me frôla les fesses de la main. un couple passa en me
    souriant d'un air entendu... deux femmes se laissaient malmener par un
    homme plus âgé et une autre jeune femme se trouvait emprisonnée,
    consentante, et très chaudement participative, entre le corps d'un
    homme et celui d'une femme, qui tout en la caressant à tout va s'embrassaient sans façon. ..des femmes se pelotaient au milieu de la salle sublime qui était un écrin bien particulier à ce genre de bijoux spécifiques. Sade n'avait rien inventé... la "populace" comme la plus mondaine des personnes ici s'en serait fait un allié précieux dans le vice ou... le plaisir simple et pur.
    Je me détournais, excité mais sentant dans ce lieu la luxure. ce
    lieu respirait le vice et la vertu mélangée... un contraste toujours
    étonnant mais sensé au fond... sensé dans ses sens ...
    Je demandais à un jeune serveur de m'indiquer le jardin des roses.
    Je m'enfilais prestement par la première porte fenêtre venue et
    aspirais l'air frais à pleins poumons... l'heure approchait, mais
    j'étais en avance. J'attendais à un petit portillon menant à un
    sentier de promenade plein de fragrances florales voluptueuses.
    Je me retournais en entendant les gravillons du chemin crisser sous
    des pas énergiques... elle courait dans ma direction, essoufflée, elle
    m'adressa la parole, le doute continuait de s'envoler, la voix
    étouffée par le masque me semblait plus que familière, l'expression,
    l'allusion rieuse lorsque je lui parlais de moi.
    Elle avait une robe d'une couleur rubis des plus seyante à son teint
    de brune... ses cheveux étaient coupé court, bouclés sur la nuque, que
    je distinguais sous les plumes du loup qui recouvrait tout le haut
    de son visage. Un bustier lacé dans le dos, dévoilait une gorge au
    sillon certain. sa poitrine remontait à chaque inspiration, ses
    seins étaient gorgés et blanc, laiteux... de fines veines en
    recouvraient la surface... ils remontaient sous la pression de
    l'étoffe en damassé fin, brodé de minuscules fleurs de jasmin, de
    lilas et de lis. Elle ramassa ses jupons volumineux, les faisant
    valser souplement autour de ses jambes, j'aperçus une cheville dans
    le jeu de soierie. Des bas blanc semblaient recouvrir ses jambes. Je
    déglutis en me demandant quelle jarretelle les retenait... avait-elle,
    en créative et en connaisseuse de l'histoire du costume, utilisé les
    artifices de l'époque ou s'était elle aventuré en terrain plus
    moderne avec des bas tenant magiquement seuls. je doutais car je la
    savais perfectionniste dans certains détails... rien qu'à lire ses
    phrases et en personne si elle était bien Cathy.
    Sa bouche s'étira en un sourire timide mais coquin... je vis briller
    ses yeux sous les ailes du papillons qui recouvraient ses joues..
    ses couleurs chatoyantes faisaient ressortir l'éclat de ses yeux
    sombres, lacs d'espièglerie voilés de ces battements d'ailes
    enjôleurs.

    Laissez moi vous guider sur ce chemin propice à des échanges plus
    savoureux et plus doux que ceux auxquels je souhaite échapper, me
    dit elle... sa voix, reconnaissable entre toute, ses phrases, directes
    et aux allures pourtant poètes. tout me criait qu'elle était elle...
    et que ce masque ne faisait rien d'autre que la révéler à elle même
    comme à moi... elle m'avait confiée en se voilant derrière ce
    personnage, qu'elle avait une affection particulière pour la caresse
    buccale, prémisse pour la femme comme pour l'homme... mais aussi
    jouissance des sens dans sa plénitude et son accomplissement total.
    Elle ne me l'avait jamais dit en étant elle même, ce que je devinais
    comme une confession que j'aurai pu lui soutirer très facilement
    pourtant, la sachant sincère dans ses réponses et dans l'acceptation
    de ses désirs. elle m'avait parfois surpris par sa franchise et
    m'étonnait encore, ce soir, par ce côté secret que je lui trouvais
    soudain. palpitant ou dérangeant. déroutant...

    Je savais qu'elle savait que je l'avais percée à jour, elle me
    sourit mystérieusement en me prenant la main et attira mon corps
    vers les odeurs si douces et sucrées de la roseraie... nous pénétrâmes
    au cour d'une jungle de plantes tropicales bientôt... elle se tourna
    vers moi soudain, je butais contre sa petitesse... je vis tressaillir
    sa bouche, et me penchais pour la saisir, et prendre un baiser que
    je savais la perdre à la réalité.
    Je plongeais sans détour, glissant ma langue au cour de ses lèvres
    pour butter contre ses dents. Je passais mes bras autour de la
    taille étranglée dans un corset serré, qui ne cachait rien de la
    volupté de ses formes... elle suffoqua, se rattrapa à mes épaules, se
    hissa contre moi, je sentais ses seins s'écraser contre mon torse,
    elle gémit et ce fut comme si elle se trahissait... ses soupirs et ses
    mots étant comme autant d'aveux de son identité .
    Je me retins une seconde comme pour la punir de m'avoir fait
    languir, mais heureux de ses audaces si bien cachées par sa
    timidité... son masque glissa et révéla... enfin celle que je
    connaissais, cette femme qui m'avait offert son corps, quelques
    jours volés à sa vie, sa bouche, ses baisers, son rire... celle que je
    savais sous ces messages sans aucun doutes possibles.

    Je mordis sa bouche doucement, elle me rendit la morsure, rieuse, puis
    devint douce et fougueuse, elle se laissa envahir et trembla soudain
    contre moi... son extase se trouvait dans les baisers. Je passais mes
    mains derrière son dos, défaisant les lacets sans hâte, elle gémit
    de cette attente, glissant une main autour de ma taille, elle
    faufila la seconde dans le pont de mon pantalon.
    Elle enlaça ma queue fermement, avec langueur, douceur, et une
    timidité toute audacieuse... en l'embrassant, et en sentant ses
    mouvements de va et vient sur ma longueur, je me rappelais sa bouche
    sur moi quelques jours auparavant, après que je lui eu refusé
    l'accès à ma langue, elle avait été une élève studieuse, me prenant
    et se délectant comme elle ne l'avait jamais fait... me goûtant et
    suçant avec douceur, vitesse parfois, maladresse peut être à
    certains moments, laissant son corps subir le plaisir qu'elle
    m'infligeait, elle tremblait comme maintenant, gémissant lorsque
    j'avais soudain accéléré, buttant au fond de sa gorge, revenant à
    plus de calme, puis m'entraînant de nouveau dans une cadence
    instinctive, plusieurs fois je m'étais senti me tendre, prêt à
    exploser, mais elle avait ralenti de nouveau. avant de recommencer,
    enlaçant parfois mes bourses, attrapant mon bâton de ses doigts
    agiles, tétant le gland, l'enfilant entre ses lèvres comme dans son
    ventre, elle m'avait emmené vers la jouissance... mes mains sur sa
    nuque, lui donnant le rythme soudain, amenant mes hanches à la
    rencontre de sa douceur, de sa moiteur.
    Jouissance des hommes, énergie vitale hors de toute atteinte
    soudain, je bandais un peu plus à me rappeler la chaleur de sa
    bouche alors que sa main me comblait ce soir, ses lèvres offertes
    lascivement aux miennes, je prenais sa langue de la mienne, et elle répondait en se collant contre mon corps en une invite lascive et totalement hors de son contrôle.
    Je l'embrassais et je sentais qu'elle réagissait comme lorsque je
    lui avais fait l'amour, lorsque ses jambes s'étaient ouvertes sur
    moi, son ventre si doux m'avait ouvert ses chemins de paradis
    brûlants comme l'enfer, elle s'abandonnait dans ses baisers comme
    dans l'amour... le contrôle d'elle, sa timidité... tout cela laissait
    place à une femme étonnante et sensuelle, primaire et animale... elle
    ondulait comme sous mes coups de butoir... et elle gémissait en
    frissonnant. Elle émit un cri léger de surprise lorsque je pris son
    sein dans ma paume, se cambrant soudain en laissant un frémissement
    remonter le long de son échine... elle ouvrit des yeux affolés et
    voilés, se sachant perdue à toute pensée cohérente. elle était de
    feu et je la sentais vibrer comme dans l'extase.
    Elle referma ses paupières, comme si mon regard sur elle était
    insoutenable... et ce que je prenais comme une sorte de complexe sur
    son corps, me parut soudain comme le simple fait que le plaisir si
    fort... seul, elle ne pouvait le contenir de ses yeux... elle le
    retenait, le gardait et le laissait monter en elle... volupté c'est
    son nom... volupté est son réel talent.
    Elle gémissait sans retenue, doucement, comme un feulement très doux
    elle laissait ce son de chatte franchir ses lèvres. "je veux que tu
    me fasse l'amour... emmène moi haut, perds moi... perds moi..." je ne
    pensais plus à la possibilité que quelqu'un nous surprenne, je m'en
    moquait comme elle semblait s'en moquer.... étant trop embarquée elle ne
    voyait plus que le plaisir et ce délire si doux de sa voix ne me
    trompait pas.
    Je délaçais la jupe qui s'étala autour de ses jambes, fleur elle
    semblait comme le pistil d'une orchidée, jaillissant d'entre ses
    limbes de tissu elle était seulement vêtue de ses bas blancs,
    retenus aux cuisses par des rubans rouge rubis comme sa robe.
    Je regardais le mouvement de ses seins soulevés par le bustier, que
    je finis de faire tomber, laissant se répandre ses rondeurs enfin.
    sa peau un peu marquée par les coutures des vêtements d'époque, par
    sa vie de femme, elle était naturelle et ouvrit un regard fier... elle
    se voyait maintenant avec les yeux de femme, de sens, elle exposait
    ce qu'elle n'exposait pas quelques mois auparavant... elle me révélait
    e se révélait... et je savais qu'elle n'avait pas fini de m'étonner de
    cette audace nouvelle qui l'habitait.
    Elle prit mes mains, les fit glisser de ses seins à son ventre,
    guidant mes doigts en elle, y mêlant les siens, elle appelait mon
    nom... elle m'appelait Patrick et ce fut le déclic... sa véritable révélation était dans ce simple chuchotement...
    Mais elle glissa soudain à mes genoux... relevant les yeux vers moi
    avec un sourire mutin, un peu hésitante, elle défit la fermeture
    complexe, fit enfin sortir mon sexe de son carcan de velours et y
    appliqua une pointe de langue en plongeant l'ombre de ses yeux dans
    les miens... l'offrande par sa bouche...
    Je glissais mes mains dans ses cheveux, la guidais avec langueur,
    baissais mes yeux sur sa silhouette prosternée mais dont je savais
    quel caractère farouche elle cachait, elle ne se soumettait pas,
    elle m'offrait, elle se faisait plaisir de me donner du plaisir et
    cela me fit réaliser que j'avais fin de ce ventre que je n'avais
    jamais goûté totalement.
    J'avais amené cette femme à la jouissance une fois de mes doigts,
    agilement, avec patience, en la serrant dans mes bras, retenant son
    corps qui avait tenté d'échapper à la montée du plaisir, j'avais
    tournoyé, titillé, excité, et senti ses spasmes et ses râles
    d'extase... elle avait joui de mes doigts, elle avait eu du plaisir
    par ma bouche sur son clitoris exacerbé, un peu, mais je n'avais
    jamais embrassé complètement cette origine du monde qui la faisait
    si femme... je n'avais jamais caressé et offert ma science à son
    ventre, senti sa chaleur et sa cyprine couler. je l'avais juste
    senti sur mon sexe pendant qu'elle m'avait chevauchée. ou pendant
    que je la pénétrais avec délice.

    Je la tirais en arrière, l'allongeant sur le sol, protégée du lourd
    jupon sous nos corps et je plongeais vers son ventre.elle se
    tortilla pour revenir au mien.. elle me reprit dans sa bouche et je
    défaillais un instant. alors que je glissais mes doigts en elle,
    elle se cambra. et s'ouvrit comme une fleur offre ses pétales soyeux
    au soleil, elle ouvrit ses jambes, avança son bassin, appelant de
    son corps. Les plis de ses lèvres gorgées entrouverts, je les
    écartais comme un lis fragile, dévoilant enfin la vulve gonflée,
    rouge, j'embrassais enfin, me noyant enfin en elle... elle se raidit
    une seconde lorsque je posais la pointe de ma langue sur son
    bourgeon électrique, puis se détendit soudain... soupirant elle se mit
    à frémir contre mes lèvres alors que je lui donnais enfin ce baiser
    si particulier. et qu'elle me rendait avec une gourmandise mutine .
    Mais son ventre, serait ce réceptacle de mes plaisirs, je voulais me
    perdre en elle, me noyer dans cette antre brûlante de miel, je me
    redressais avec urgence, embrassant chaque centimètre de ses jambes,
    de son ventre, de ses seins étalés souplement sur son torse. elle
    m'attira vers sa bouche, glissant ses doigts en corolle sur mes
    joues... elle appelait sans fin. "viens, viens". Je me retenais une
    seconde, en suspend au dessus de ce précipice féminin plein de
    délices. elle ondula félinement, amenant tout près de ma queue cette
    entrée de velours... je plongeais et ne stoppa mon élan qu'une fois
    que je me sentis butter dans son fond si tendre.
    Elle délirait et se tendait vers moi, enlaçant ses jambes autour de
    mes reins, me faisant pénétrer un peu plus dans sa chaleur, dans
    cette lave si douce que je perdais le fil.
    Elle répondit en un frisson lorsque je fis soudain un aller retour
    rapide, mes va et vient la lancèrent avec moi dans une cadence
    d'amants excitante et passionnante... je la sentais se refermer sur
    mon sexe comme l'écrin d'un bijou autour d'un diamant inestimable,
    j'étais comme une idole qu'elle honorait dans cette grotte de chair.
    Elle virait le visage de droite à gauche, râlante parfois,
    gémissante, elle se lança dans un cri contre mon ventre, arquant son
    corps, je la sentis trembler violemment, à chaque fois que je
    sortais elle gémissait et semblait me retenir de son ventre, chaque
    fois que je revenais, comme une vague d'écume, elle se tendait
    encore... venant à ma rencontre... le coquillage de son antre si chaude,
    si douce m'attirait comme le chant des sirènes, je sentais venir
    l'extase, ma queue se tendre sans faille, se gorger et sa sève
    monter... son suc de femme coulait et s'enroulait autour de mon
    roseau, liane de plaisir elle s'enroulait autour de moi, de son con,
    de ses bras, sa bouche fondant sous la mienne, elle se mit à crier
    et gémir... j'avalais ces cris d'extase en me projetant loin et vite
    en elle. Je venais alors qu'elle disait viens dans un souffle, avant
    de suffoquer soudain et haleter, ronronnant comme une jeune chatte
    que l'on flatte, ouvrant sur mes yeux les siens... voilés et troubles
    elle jouissait dans un cri muet, m'offrant son âme sensuelle dans
    l'aveu de son plaisir si fort... je me perdais en elle, gonflant dans
    un dernier sursaut je l'inondais de ma semence... laissant ma bouche
    attraper la sienne dans un baiser sauvage et intense, comme pour
    fusionner un peu plus nos dermes et nos jouissances.

    Elle me soufflait des mots au creux de l'oreille... essoufflée encore
    de nos ébats si tendres...« ce n'était que moi, si simplement... que
    moi... je voulais être pour une fois la même...tout en étant différente.
    Je te l'avais confié dans un courrier que tu as du recevoir ce soir,
    pendant ce si beau moment avec toi... mais tu avais deviné... comment
    faire autrement... je ne suis que moi ...»
    Elle n'était plus là à mon réveil, ne restaient que ses bas et ses
    rubans rubis d'elle à côté de mon visage... elle était retournée à sa
    vie et me laissait à la mienne... l'amie - amante ne faisait que
    passer, comme chaque fois, mais me laissait un goût de mystère
    charmant... je glissais les rubans dans la poche intérieure de ma
    veste, et repartis comme chaque fois à ma vie de gentilhomme des
    temps modernes..."
     
     
    Texte écrit par écrivaine de JALF :) Merci pour tes ecrits

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